[La compagnie Bretonne du poisson] Sardines l’huile d’olive Bio – 4 ans d’age

Année de dégustation : 2018

Je reviens aujourd’hui sur les sardines à l’huile d’olive bio de la Compagnie Bretonne, ex-Compagnie Bretonne du poisson. J’avais dégusté ces sardines en 2015 lors de leur achat (3.60 euros) : elles sont restées trois ans dans mon placard. Voyons si cela valait le coup !

Ces sardines ont été pêchées en juillet 2014 au cœur de la saison par le War Roag IV (bateau rendu fameux par plusieurs reportages). On notera la bonne traçabilité des sardines de cette conserverie : ce n’est pas si courant. La boite est périmée depuis le 18 juillet 2018 : c’est ce que j’attendais !

Ce sont des sardines bretonnes préparées traditionnellement : travaillées fraiches, cuites à l’huile et mises en boite manuellement.

On notera un taux de sel inférieur à 1g et l’utilisation d’une huile d’olive bio, ce qui est un double bon point diététique et environnemental.

Les cinq sardines sont abimées et quelques petits espaces sont présents.

En bouche, ce sont de vrais bonbons fondants ! Des bonbons très gras mais aussi fruités qui fondent sous la langue. L’huile d’olive, que j’ai entièrement saucée, possède un bon goût de fruit qui a pénétré les poissons. Un délice à la hauteur de ses 4 années de vieillissement.

 Ma note 100% subjective : 4,5/5
Voir la liste de nos dégustations

Publicités

3 ans de boites de sardines !

20160822_152435

Boites de sardines passe le cap de la troisième année aujourd’hui, le 22 août;

Regardons un peu les statistiques depuis la création :

  • 38776 vues en 3 ans (en 2 ans : 15638 vues)
  • 14801 visiteurs uniques en 3 ans (en 2 ans : 5680 visiteurs uniques)

Sur les réseaux sociaux le site continue son petit bonhomme de chemins : le banc compte maintenant 62 abonnés twitter et 58 amis facebook (Il y a 2 ans : 96 en tout, twitter et facebook). Merci à eux !

Je prends toujours autant de plaisir à ouvrir des boites.  Même si j’apprécie plus une dégustation quand le contenu est bon, je trouve intéressant qu’il y ait de tout sur le blog. Il est en effet difficile pour certains de mettre plus de deux euros dans une boite de sardines régulièrement.

[General] Petingas em Óleo Vegetal – Petites sardines dans l’huile végétale

Année de dégustation : 2018

Ces petites sardines dans l’huile végétale de la marque General sont produites au Portugal et commercialisées aux environ de 1,30 euros. Il s’agit de sardines pour la grande distribution et pour l’exportation.

La composition révèle un faible taux de sel (0.7g). L’huile utilisée est l’huile de soja, ce qui est peu commun dans les conserves de sardines (mais c’est la deuxième huile la plus consommée au monde). L’huile de soja n’est pas un mauvais choix diététique (wikipédia) à partir du moment où elle n’est pas hydrogénée (ce qui semble être le cas ici).

 

La DLC est en février 2023, ce qui impliquerait une pêche en 2018 au vue des pratiques portugaises. La période de février est commune dans le sud.

Les 6 petites sardines ne sont pas en très bon état mais la boite est bien remplie.

En bouche, le goût salé est omniprésent, écrasant tout autre arôme (malgré un taux de sel plutôt réduit). L’huile est neutre … ou ne ressort pas. Les sardines sont plutôt fondantes. Dans cette catégorie de prix, je ne m’attends pas à du haut de gamme mais avec ce goût salé dominant, ces sardines ne sont pas terribles. Peut-être à l’apéritif…

Ma note 100% subjective : 1/5
Voir la liste de nos dégustations

[Bremond & Fils – 1830 – Ferrigno] Sardines à l’huile d’olive & citron

Année de dégustation : 2018

Ces sardines à l’huile d’olive vierge extra sont commercialisées sous la marque 1830 de la « maison » Brémond et Fils (vendue en 2015 au propriétaire de l’Occitane en Provence) et vendues sur leur site à 4.90 euros la boite (du très haut de gamme donc). Elles m’ont été offertes pour mon anniversaire.

Une cuisson à la vapeur (et pas en friture) et un taux de sel inférieur (0.85g alors qu’habituellement il s’agit plutôt de 1g) contribuent à rendre ces sardines plus diététiques.

On peut lire sur le verseau de la boite : « Pêcheur de père en fils, Dominique FERRIGNO, prépare ses sardines entièrement à la main comme autrefois« . Notons que ces sardines sont pêchées entre l’Angola et le Maroc (zone Atlantique centre-est).

Elles sont préparées en Camargue à Port-Saint-Louis-du-Rhône pour Bremond & Fils par la conserverie Ferrigno qui commercialise les Belles de Marseille (entre autres). Ferrigno c’est 11 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2003 (Les Echos) et 16 millions en 2012 (Musée imaginaire de la sardine).

Le « pêcheur de père en fils qui prépare ses sardines à la main » est donc plutôt une conserverie qui achète du poisson sur le marché mondiale pour que ses employés le mette en boite à la main en Camargue. C’est moi ou le marketing en fait des tonnes ?

Le DLC en 2019 indiquerait des sardines pêchées en 2013 si on se réfère aux pratiques en la matière de Ferrigno pour ses boites millésimées… mais rien n’est moins sur !

Hé oui ! La petite tirette en métal a lâché. La première fois que cela m’est arrivé, c’était déjà avec une boite Ferrigno (Les belles de Marseille)… et ça ne m’est jamais arrivé autrement. Il faudrait peut-être que l’entreprise revoit la qualité de l’emballage.

De fait, j’ai abimé les sardines à l’ouverture en glissant un couteau pour faire levier. Difficile du coup de se faire un avis. Il y a néanmoins quelques vides mais rien de dramatique.

En bouche, les sardines sont sèches, fermes et fades à l’exception d’un léger goût de citron qui écrase tous les autres. Les poissons étaient trop serrées dans la boite et peu en contact avec l’huile d’olive : ceci explique peut-être cela. A ce prix là et avec tant de promesses de tradition et de terroir, c’est plus qu’une déception.

Ma note 100% subjective : 0.5/5
Voir la liste de nos dégustations

[Bremond & Fils – 1830 – Ferrigno] Sardines à l’huile d’olive vierge extra

Année de dégustation : 2018

Ces sardines à l’huile d’olive vierge extra sont commercialisées sous la marque 1830 de la « maison » Brémond et Fils et vendues sur leur site à 4.90 euros la boite (du très haut de gamme donc). Elles m’ont été offertes pour mon anniversaire.

La société Brémond & Fils a été vendue en 2015 au propriétaire de l’Occitane en Provence.

Il s’agit en fait de sardines Ferrigno (voir notre dégustation des Belles de Marseille) comme l’atteste l’ovale vétérinaire.

Conserverie Ferrigno. Photo issue du site du Pays d’Arles

Conserverie Ferrigno. Photo issue de l’office du tourisme de Port-Saint-Louis

La préparation est manuelle avec une cuisson au four, sans friture. Les sardines sont moins moins salées (0.85g de sel) que les sardines traditionnelles bretonnes (1g). Un bon point diététique. Par contre, niveau calories, malgré la cuisson au four, les quantités sont quasiment identiques aux sardines à l’huile d’olive connétable (respectivement 222g et 221g) même si, curieusement, elles comptent 2 grammes de graisse en moins (respectivement 13g contre 15g).

La DLC en 2021 doit indiquer une pêche 2015 si on se réfère aux habitudes en la matière de la conserverie mais rien n’est moins sur. Le poisson provient de l’atlantique centre-est (borné au Nord par le Maroc et au Sud par l’Angola) : on est donc loin de la pêche locale.

L’usine est située à Port-Saint-Louis-du-Rhône qui est effectivement à l’extrémité est de la Camargue.

La mise en boite manuelle est correcte : les sardines ne sont pas présentées sur leur côté argenté mais sont plutôt en bon état (même sur la face non visible sur la photographie) et les 5 poissons remplissent bien la boite.

En bouche, la première impression est un manque de goût et de fondant. Si les sardines ne sont pas fermes, elles ne fondent pas non plus… elles se désagrègent. Le goût du poisson est peu présent et l’huile d’olive dégage un agréable mais léger fruité. A ce prix là et avec un marketing lourdingue qui fait tant appel à la tradition (1830, pêcheur de père en fils…) et au terroir (préparées en Camargue…), on est en droit de s’attendre à beaucoup mieux.

Ma note 100% subjective : 2/5
Voir la liste de nos dégustations