[Bremond & Fils – 1830 – Ferrigno] Sardines à l’huile d’olive & citron

Année de dégustation : 2018

Ces sardines à l’huile d’olive vierge extra sont commercialisées sous la marque 1830 de la « maison » Brémond et Fils (vendue en 2015 au propriétaire de l’Occitane en Provence) et vendues sur leur site à 4.90 euros la boite (du très haut de gamme donc). Elles m’ont été offertes pour mon anniversaire.

Une cuisson à la vapeur (et pas en friture) et un taux de sel inférieur (0.85g alors qu’habituellement il s’agit plutôt de 1g) contribuent à rendre ces sardines plus diététiques.

On peut lire sur le verseau de la boite : « Pêcheur de père en fils, Dominique FERRIGNO, prépare ses sardines entièrement à la main comme autrefois« . Notons que ces sardines sont pêchées entre l’Angola et le Maroc (zone Atlantique centre-est).

Elles sont préparées en Camargue à Port-Saint-Louis-du-Rhône pour Bremond & Fils par la conserverie Ferrigno qui commercialise les Belles de Marseille (entre autres). Ferrigno c’est 11 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2003 (Les Echos) et 16 millions en 2012 (Musée imaginaire de la sardine).

Le « pêcheur de père en fils qui prépare ses sardines à la main » est donc plutôt une conserverie qui achète du poisson sur le marché mondiale pour que ses employés le mette en boite à la main en Camargue. C’est moi ou le marketing en fait des tonnes ?

Le DLC en 2019 indiquerait des sardines pêchées en 2013 si on se réfère aux pratiques en la matière de Ferrigno pour ses boites millésimées… mais rien n’est moins sur !

Hé oui ! La petite tirette en métal a lâché. La première fois que cela m’est arrivé, c’était déjà avec une boite Ferrigno (Les belles de Marseille)… et ça ne m’est jamais arrivé autrement. Il faudrait peut-être que l’entreprise revoit la qualité de l’emballage.

De fait, j’ai abimé les sardines à l’ouverture en glissant un couteau pour faire levier. Difficile du coup de se faire un avis. Il y a néanmoins quelques vides mais rien de dramatique.

En bouche, les sardines sont sèches, fermes et fades à l’exception d’un léger goût de citron qui écrase tous les autres. Les poissons étaient trop serrées dans la boite et peu en contact avec l’huile d’olive : ceci explique peut-être cela. A ce prix là et avec tant de promesses de tradition et de terroir, c’est plus qu’une déception.

Ma note 100% subjective : 0.5/5
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