Comparatif [Conserverie Courtin] Sardines au cumin et raisins– [La compagnie bretonne du poisson] Sardines à l’huile d’olive, au cumin et au raisin

Année de dégustation : 2018

Ayant dégusté la boite de la conserverie Courtin il y a peu, j’ai voulu la comparer à la recette 2014 de la compagnie bretonne du poisson.

Je vous invite à lire les dégustations de chacune de ces boites pour avoir plus d’informations :

On le voit, les ingrédients sont rigoureusement identiques.

La boite de la compagnie bretonne du Poisson a 4 ans d’age et celle de Courtin un an de moins passé en boite.

L’ovale (contrôle vétérinaire) nous indique une provenance similaire  : 29.150.541 est l’établissement habituel de la Compagnie Bretonne du Poisson qui a donc très certainement fabriqué ces boites pour la conserverie Courtin. Il est donc logique que la recette soit similaire. Alors est-ce une bonne occasion pour de nouveau déguster cette fantastique conserve ?

Les deux boites sont sans surprise très similaires quant à leur mise en boite.

En bouche, les goûts sont… assez différents ! Globalement, les deux boites ont un fort goût de cumin « arrondi » par le raisin, le poisson et l’huile étant masqués. Les sardines sont aussi fondantes dans l’une que dans l’autre. La différence vient surtout, je pense, du cumin et des raisins. La boite de la Compagnie Bretonne du Poisson a un goût plus doux que ce soit pour le cumin ou pour les raisins. La boite de Courtin a un goût plus fort de cumin et les raisins sont plus acides. J’avoue ne pas savoir dire laquelle j’ai préférée, mais sachez tout de même qu’il n’est plus possible de trouver la variation 2014 de la Compagnie Bretonne du Poisson. Vous aurez chez Courtin quasiment le même produit : il est juste plus épicé.

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[Lucas] Sardines à l’huile d’olive et à la tomate. Sardinhas – Portuguesas em azeite de oliveira e tomate – 3 ans d’age

Année de dégustation : 2018

La conserverie Luças produit ces sardines au Portugal à Matosinhos près de Porto depuis 1896. J’ai n’ai pas trouvé sur leur site de sardines à l’huile d’olive… peut-être n’en font-il plus ?

La boite m’a été offerte par le comptoir du Portugal (allez voir la page, elle vous donnera plein d’informations sur la conserverie) où elles sont vendues 3.90 euros. Merci !

Petit préalable : je vous préviens tout de suite, je ne suis pas amateur de sardines à la tomate.

Ces sardines ont une DLC en 2020 (la date du 31/12 n’indique rien) et a donc 3 ans d’age, si la DLC de 5 ans courante au Portugal est respectée ici aussi (pêche de 2015).

Côté ingrédients, tout est dans le titre ou presque : sardines, huile d’olive et tomates. La composition est étonnante du fait de la faible quantité de sel : 0.33g par 100g. Les sardines sont en général plutôt autour de 1g pour 100g. Du point de vue diététique, c’est un bon point.

Il s’agit d’une boite en métal léger, emballé comme cela se fait souvent au Portugal dans du papier et du plastique (j’ai fait la plupart des photos après avoir enlevé le plastique).

La mise en boite est moins que moyenne : la boite est bien remplie mais les 6 sardines sont en assez mauvais état. Il n’y a pas de tomates à proprement parlé dans la boite : il s’agit je pense de concentré.

En bouche, la chaire est plutôt ferme. Le goût de concentré de tomates n’écrase pas celui de la sardine. L’huile d’olive est difficilement perceptible. Les arômes du poisson dominent en fait largement. Après une bouchée, reste un bouche un curieux et long goût iodé. Je dis curieux au vu de la concentration en sel annoncée sur la boite. Ce n’est pas ces Luças qui vont me réconcilier avec les sardines à la tomate.

Ma note 100% subjective : 2,5/5
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[Les Mouettes d’Arvor] Sardines Festival des Filets Bleus, affiche 2002 – 6 ans d’age

Année de dégustation : 2018

Les Mouettes d’Arvor commercialise des boites de sardines à l’huile d’olive (3.80 euros) à l’effigie du festival des filets bleus (ici de l’année 2002). Ce festival date de 1905 et avait pour vocation de rassembler des fonds pour aider les pécheurs miséreux lors des pénuries de sardines, comme le fut l’année 1904.

Cette dégustation a déjà été réalisée il y a deux ans. Elles ne m’avaient guère enchantées. Je reprends une boite achetée au même moment : que valent-elles deux ans plus tard ?

Ces sardines ont été pêchées en 2012, il y a donc 6 ans. On n’en saura pas plus.

L’huile a une belle couleur dorée, l’assombrissement est le signe du vieillissement. La mise en boite est plutôt de qualité même si les sardines sont un peu abimées.

En bouche, c’est une nouvelle fois la déception. La chaire est ferme malgré 6 années passées dans l’huile d’olive ! Nous devrions avoir un océan de gras qui se déverse en bouche mais il n’en ai rien. L’huile est plutôt bonne, fruitée, mais elle n’a guère pénétré le poisson. Comme quoi, il ne suffit pas de faire vieillir les sardines : encore faut-il qu’elles soient préparées pour cela.

Ma note 100% subjective : 2/5
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[Conservas pinhais] Joues de sardines pimentées à l’huile d’olive – Toutiços de sardinha em azeite picante – 3 ans d’age

Année de dégustation : 2018

La conservas Pinhais fabrique ces joues de sardines pimentées à l’huile d’olive au Portugal. La boite me vient du comptoir du Portugal où elles sont vendues 3.90 euros.

La joue du poisson possède une chaire (selon Wikipédia) constituée de muscles ayant de longues petites fibres musculaires parallèles qui lui donnent sa consistance particulière. Il s’agit en quelques sortes du Sot-l’y-laisse du poisson.

La méthode de préparation est traditionnelle (usage de poissons frais travaillés à la main). La boite est emballée dans un papier doublé d’un plastique (qui cause beaucoup de reflet sur les photos d’où une moindre qualité, je m’en excuse).

Ces sardines ont été pêchées en 2015, elles sont donc en boite depuis 3 ans. Clous de girofle, cornichon, laurier, carotte, piment et poivre sont chargés de relevé le goût.

Il y a 6 joues dans la boite (faite d’un métal épais).

On le voit, la peau est vraiment abimée.

En bouche, la texture est incroyable : les joues fondent entre la langue et le palais. L’arôme dominant est le girofle, immédiatement suivi par la chaleur du piment. L’huile d’olive, plutôt fruitée, et les autres aromates ressortent moins mais ajoutent de la complexité. Ces joues de sardines sont un vrai délice.

Ma note 100% subjective : 4,5/5
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[Rios] Sardines épicées à la tomate – 4 ans d’age

Année de dégustation :2018

Rios est une des marque datant de 1947 reprise par la « conservas » Pinhais. Ces sardines épicées à la tomate m’ont été offertes par le comptoir du Portugal où elles sont vendues 3.90 euros. La DLC en 2019 indique des sardines de 4 ans d’age, pêchées en 2014.

Ces sardines sont emboitées au Portugal selon la méthode traditionnelle en vigueur

Vous trouverez dans cette boite au métal épais de la pulpe de tomates, un peu d’huile, un piment, une tranche de carotte et une de cornichon ainsi que des aromates.

Difficile d’apprécier le travail de mise en boite sous l’accompagnement. On notera juste la présence de trois sardines et d’un peu de vide.

Je me suis préparé une dégustation toute simple, juste avec un peu de pain de seigle (de la ferme de mon village) pour accompagner (au cas où cela pique trop !).

En bouche, les sardines sont très fondantes alors qu’elles n’ont pas baigné dans l’huile. Le goût de tomates est agréable et ne fait pas « tomate en boite » voire « concentré » comme c’est souvent le cas. L’arôme pimenté est servi par un énorme piment (voir photo) : effectivement ces sardines sont bien relevées ! L’ensemble est bien équilibré, ni le piment, ni la tomate n’écrasent le goût du poisson ou se neutralisent. Je vous avoue que je ne suis pas amateur de sardines à la tomates, mais, pour une fois, je les ai appréciées.

Ma note 100% subjective : 4/5
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[Groix & Nature] Sardines à l’huile d’olive

Année de dégustation : 2018

Ces sardines a l’huile d’olive Groix & Nature sont vendues 4.25 euros sur le site de la boutique de produits touristiques de l’île de Groix. Il s’agit donc d’un produit haut de gamme.

Les sardines sont préparées à l’ancienne, donc a priori cuites, fraiches, à l’huile et emboitées à la main comme l’indique le texte nous rappelant la méthode traditionnelle. Il s’agit d’une sélection de la marque Groix & Nature.

Elles peuvent venir de l’Atlantique mais également de Méditerranée voire de la mer noire : curieux attelage pour un produit « traditionnel ». Le site précise : Groix & Nature sélectionne avec la plus grande rigueur ses matières premières : Homard, Sardine, Thon blanc germon, Noix de St Jacques, Huîtres, crabes, Ormeaux, sont pêchés exclusivement par des bateaux de pêche côtiers en Atlantique Nord-Est. Raté !

Il s’agit bien d’une production bretonne puisqu’elles sont mises en boite à Douarnenez dans le Finistère. C’est indiqué dans le petit ovale à droite (29). Notez que l’ile de Groix est dans le Morbihan (56). L’adresse donnée sur l’Ile de Groix intitulée « conserverie artisanale » fait bien référence a une conserverie mais elle n’a pas produit ces sardines.

Pour cette boite, les sardines viennent de Méditerranée. La DLC est en décembre et ne nous dira donc rien sur la saison de pêche.

A l’ouverture, une dizaine de petites sardines montrent leur nez. La mise en boite est moyenne, les sardines sont argentées mais plutôt abimées.

En bouche, la chaire du poisson est peu fondante et dominée par un goût salé assez prononcé (les quantités de sel annoncées sont pourtant équivalentes à que ce qui se fait par ailleurs, soit 1 g). L’huile d’olive a un léger fruité plutôt agréable mais il ne ressort que peu. Vous avez compris, je n’ai guère aimé. Le petit paragraphe qui nous raconte l’histoire de la production de conserves de sardines sur l’ile de Groix au dos de la boite me laisse de plus bien sceptique après cette dégustation de sardines de méditerranée emboitées à Douarnenez…

Ma note 100% subjective : 1/5
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[Les Pascalettes] Sardines

Année de dégustation : 2018

Notre dégustation du jour est une boite de sardines Les Pascalettes. Elles m’ont été offertes et je ne peux malheureusement vous dire le prix n’ayant trouvé aucune information sur Internet.

A l’ouverture de la boite, nous découvrons de belles sardines brillantes, avec une belle couleur argentée. Il n’y a aucun accompagnement, pas la moindre trace d’huile… curieux. Il y a quelque chose qui cloche… Néanmoins, il ne fait aucun doute que la mise en boite est manuelle : les sardines sont impeccables.

En bouche, ces sardines s’avèrent dures et croquantes : aucun fondant. Un gout de métal, de sucre et du gras amer envahit mon palais. Je ne tarde pas à découvrir le pot aux roses : ces sardines sont en fait emballées dans de l’aluminium. C’est une honte ! Des sardines à éviter : posez leur un lapin !

Ma note 100% subjective : euh…
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[Conserverie Courtin] Sardines aux raisins et cumin – 3 ans d’age

Année de dégustation : 2018

Les sardines aux raisins et cumin de la conserverie Courtin constitueront la dégustation du jour. La conserverie Courtin est « la plus ancienne de Concarneau » (citation du site) et réputée pour ses Saint-Jacques. J’ai acheté ces sardines pour 5.90 euros (on est donc sur du haut de gamme) à la Conserverie du monde dans les halles de Besançon (photo ci-dessous). J’ai directement eu un millésime de 2015 : je n’ai pas eu besoin de les laisser vieillir dans mon placard ! N’hésitez pas à y aller, le conseil est bon et l’accueil sympathique.

La conserverie Courtin prépare ses sardines à l’ancienne, ce qui donne en Bretagne une cuisson à l’huile de poissons travaillés frais à la main. La traçabilité est excellente : la pêche du Lycia a été débarqué à Saint -Guénolé en 2015, surement en septembre au vue de la DLC. Nous serions alors dans la bonne saison.

A l’ouverture, vous découvrirez une belle couleur dorée et percevrez un léger fumet de cumin.

La mise en boite est manuelle mais pour cette boite-ci pas des plus réussie : plusieurs des cinq sardines sont abimées et le poisson manque de brillant.

En bouche, les sardines s’avèrent fondantes. Le cumin domine nettement, l’huile d’olive est bien présente mais les raisins sont discrets. Ces sardines sont, sans contestation possible, de qualité. J’ai saucé l’intégralité de la boite jusqu’à la dernière goutte : c’est un signe.

La compagnie Bretonne du Poisson a proposé un an avant Courtin la même recette : j’en ai fait un comparatif ici.

Ma note 100% subjective : 4,5/5
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[La Compagnie Bretonne] Sardines à l’huile de colza et vadouvan

Année de dégustation : 2018

Voici donc la recette 2017 de la Compagnie Bretonne (ex « du Poisson ») : des sardines à l’huile de colza et  vadouvan (4.30 euros sur leur site) que j’ai achetée pour ma part à La Petite Chaloupe à Paris (boutique spécialisée dans les sardines et conserves de poisson). Le vandouvan est un mélange d’épices indien, quoique issu d’une colonne française (Pondichéry).

Ces sardines sont préparées traditionnellement (Bretagne) : travaillées à la main, elles sont ensuite cuites à l’huile et emboitées manuellement. Il s’agit d’une pêche de septembre (déduite la DLC) 2017 du War Roag IV. L’information sur la provenance des sardines est excellente à la Compagnie Bretonne depuis toujours.

A l’intérieur, les sardines sont quelque peu abimées. L’huile d’olive est très jaune, sans doute naturellement mais aussi du fait des épices. L’odeur qui domine est celle d’oignons confits. Les épices sont au fond de la boite, des graines diverses (sésame, moutarde)et d’autres que je n’ai pas identifiées.

En bouche, les sardines sont très fondantes malgré leur jeune age. Le goût est assez marqué par les oignons (ou les échalotes mais je penche pour des oignons) confits, les autres épices venant derrière avec un goût se rapprochant du curry. L’huile de colza ne ressort guère (ce qui explique le choix d’une huile neutre). J’avoue que je ne suis pas sous le charme de cette nouvelle recette même si le produit est de qualité. Une question de goût.

Ma note 100% subjective : 3/5
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[La Quiberonnaise] Sardines à l’huile d’olive – Pêche du Marisi – 2005 – 12 ans d’age

Année de dégustation : 2018

Nous dégustons aujourd’hui une boite de sardines La Quiberonnaise à l’huile d’olive que l’on m’a offerte. Du classique…

Du classique ? Non ! Celle-ci a été pêchée en 2005 et a donc accumulé 12 ans de bonification en boite aujourd’hui. Il s’agit d’une pêche de début juin, soit réalisée en début de saison de pêche. La DLC est largement dépassée puisque la boite devait être consommée en septembre 2009 !

Il s’agit d’une préparation traditionnelle comme toujours dans cette conserverie. Le poisson est travaillé frais et cuit à l’huile.

La boite contient 6 sardines plutôt petites en bon état et joliment argentées. Il y a un petit espace vide à l’avant.

Je l’ai dégusté simplement : juste avec du pain pour éventuellement saucer l’huile.

En bouche, ces sardines sont incroyablement fondantes : inutile de mâcher, elles se dissolvent contre le palais libérant un déluge de gras et de saveurs. Les sardines ont absorbé l’huile d’olive et sont théoriquement complémentent confites déjà depuis quelques années. Elles ont un goût fruité très prononcées tout à fait délicieux.

L’huile d’olive est quasiment orange. Les sardines ont diffusé leurs arômes à l’huile dont un goût salé assez prononcé. Les sardines restent bien meilleures à déguster que l’huile, mais je ne me ferais pas prier pour la saucer avec mes deux tranches de pain !

Voilà terminée cette centième dégustation : il n’y avait pas beaucoup de suspens sur sa qualité… mais j’ai été comblé.

 

coeur_sans_sardine   Ma note 100% subjective : 5/5 (coup de cœur de l’auteur)
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